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Oui, il faisait nuit. Oui, j'avais froid. Evidemment, il pleuvait. Oui, je pleurais. Mais non. Non, je ne croisai pas la route d'un sérial killer. Non, je ne tombai pas sur une maison abandonnée au milieu de nul part. Non, je ne me tranchai pas les veines. Et non, personne ne me couru après pour me rattraper et me serrer dans ses bras. Non. Rien de tout cela.
Simplement moi et ma peine. Moi et ... Rien d'autre.
Qui l'aurait cru, hein? Certainement pas moi, si vous voulez tout savoir. Une explication? Il pourra me la donner. Même s'excuser s'il le souhaite. Je lui pardonnerais. Ça coule de source. Mais je n'oublierais pas...
Je marchai donc sur le côté d'une autoroute de République Tchèque, en direction de Prague. Quelques rares voitures passaient, mais je m'éclipsai toujours juste à temps. Je les voyais arriver avec la lumière de leurs phares... J'avais beau être secoué de sanglots, la tête vide et pleines de mauvaises pensées, j'étais encore suffisamment lucide pour ne pas me jeter sur les quatre voix dans l'attente d'une voiture qui passera sur mon maigre corps sans aucune difficulté à plus de 1ookm/heure.
Ce que je pouvais bien faire là, à longer une autoroute, à pied en pleine nuit? Honnêtement, je ne le savais pas très bien moi-même. Ma réaction avait été relativement excessive. Quitter le Tour-Bus la veille du concert d'ouverture de notre tournée... Malin, je sais. Mais que voulez-vous? Les stars sont parfois capricieuses... (Merci de ne pas faire de vulgaires comparaisons avec des êtres poluants notre espace tels qu'une certaine célèbre héritiaire d'hôtels qui connais certainement mieux les commissariats de police que la réalité de la fonte des glaces... Mais ce n'est pas le propos!)
Donc oui, j'ai fais un caprice de star. C'est du moins ce que diraient les médias s'ils étaient mis au courant de la situation. Mais justement! Le problème, c'est bien eux! C'est putains de journalistes et leur imagination à deux-sous-à-la-mord-moi-le-noeud! Ils arrivent à monter la tête de n'importe qui. Ils arrivent même a détruire des couples. Des amitiés. Et pire! Notre amitié! Je sais très bien que nous ne nous séparerons pas de si tôt. Je sais également qu'il ne le pensait pas. Mais l'entendre de sa bouche... Putain qu'ça fait mal!
Je jetai un bref coup d'oeil à mon portable en passant sous un des rares réverbères qui longeaient la route. Il affichait vingt-trois heures pétantes. Au même instant le petit appareil vibra au creu de ma main pour afficher “Nouveau message de Tom”. Une indescribtible sensation de soulagement me pris brutalement aux tripes! Après plus de deux heures de marche sous la flotte, on se souciait enfin de moi. J'avoue. C'est moi qui avait fait le con. Mais je ne savais pas trop pourquoi, ces quelques mots “Nouveau message de Tom” suffirent à me redonner le sourire. Bon d'accord, un léger sourire. Un timide sourire. Mais un sourire tout de même!
Je marchai donc sur le côté d'une autoroute de République Tchèque, en direction de Prague. Quelques rares voitures passaient, mais je m'éclipsai toujours juste à temps. Je les voyais arriver avec la lumière de leurs phares... J'avais beau être secoué de sanglots, la tête vide et pleines de mauvaises pensées, j'étais encore suffisamment lucide pour ne pas me jeter sur les quatre voix dans l'attente d'une voiture qui passera sur mon maigre corps sans aucune difficulté à plus de 1ookm/heure.
Ce que je pouvais bien faire là, à longer une autoroute, à pied en pleine nuit? Honnêtement, je ne le savais pas très bien moi-même. Ma réaction avait été relativement excessive. Quitter le Tour-Bus la veille du concert d'ouverture de notre tournée... Malin, je sais. Mais que voulez-vous? Les stars sont parfois capricieuses... (Merci de ne pas faire de vulgaires comparaisons avec des êtres poluants notre espace tels qu'une certaine célèbre héritiaire d'hôtels qui connais certainement mieux les commissariats de police que la réalité de la fonte des glaces... Mais ce n'est pas le propos!)
Donc oui, j'ai fais un caprice de star. C'est du moins ce que diraient les médias s'ils étaient mis au courant de la situation. Mais justement! Le problème, c'est bien eux! C'est putains de journalistes et leur imagination à deux-sous-à-la-mord-moi-le-noeud! Ils arrivent à monter la tête de n'importe qui. Ils arrivent même a détruire des couples. Des amitiés. Et pire! Notre amitié! Je sais très bien que nous ne nous séparerons pas de si tôt. Je sais également qu'il ne le pensait pas. Mais l'entendre de sa bouche... Putain qu'ça fait mal!
Je jetai un bref coup d'oeil à mon portable en passant sous un des rares réverbères qui longeaient la route. Il affichait vingt-trois heures pétantes. Au même instant le petit appareil vibra au creu de ma main pour afficher “Nouveau message de Tom”. Une indescribtible sensation de soulagement me pris brutalement aux tripes! Après plus de deux heures de marche sous la flotte, on se souciait enfin de moi. J'avoue. C'est moi qui avait fait le con. Mais je ne savais pas trop pourquoi, ces quelques mots “Nouveau message de Tom” suffirent à me redonner le sourire. Bon d'accord, un léger sourire. Un timide sourire. Mais un sourire tout de même!
“Si t'appelle pas TOUT DE SUITE pour dire où t'es, j't'arrache les yeux de mes propres mains et t'étripes avant de balancer ta dépouille dans une fosse sceptique, au lieu de te serrer très fort contre moi pour te dire que j'me suis inquiété comme un malade!!!!!”
Toujours autant de tact.
Mais dans un geste totalement indépendant de ma volonté et surtout totalement hors de mon contrôle, je remis mon portable dans ma poche.
Il ne fallut pas longtemps avant qu'il ne se remette à vibrer contre ma cuisse. Je le savais. Cette fois-ci, cette vibration m'énerva. Au plus haut point, même. La sensation de réconfort? Envolée! Je n'en voulais plus. Je ne voulais plus. Je voulais qu'on me laisse. Ne serait-ce que quelques instants. Je sais... J'avais eu deux heures. Mais il m'en fallait encore!
Mon portable vibra à nouveau. Ma cuisse frémis.
La pluie tombait encore. Les gouttes étaient plus fines, mais plus perçantes. Je decidai tout de même de m'arrêter. Je laissais mes fesses se poser sur le bitume. Je sentis quelques tranchants morceaux de graviers sur mon postérieur, mais cela ne semblait me faire aucun effet. Que se soit rire ou encore pleurer.
Je pris mon portable qui vibrait incessablement en main. Appuyais machinalement sur la touche verte et le portai à mes oreilles. Mais je ne dis rien.
Toujours autant de tact.
Mais dans un geste totalement indépendant de ma volonté et surtout totalement hors de mon contrôle, je remis mon portable dans ma poche.
Il ne fallut pas longtemps avant qu'il ne se remette à vibrer contre ma cuisse. Je le savais. Cette fois-ci, cette vibration m'énerva. Au plus haut point, même. La sensation de réconfort? Envolée! Je n'en voulais plus. Je ne voulais plus. Je voulais qu'on me laisse. Ne serait-ce que quelques instants. Je sais... J'avais eu deux heures. Mais il m'en fallait encore!
Mon portable vibra à nouveau. Ma cuisse frémis.
La pluie tombait encore. Les gouttes étaient plus fines, mais plus perçantes. Je decidai tout de même de m'arrêter. Je laissais mes fesses se poser sur le bitume. Je sentis quelques tranchants morceaux de graviers sur mon postérieur, mais cela ne semblait me faire aucun effet. Que se soit rire ou encore pleurer.
Je pris mon portable qui vibrait incessablement en main. Appuyais machinalement sur la touche verte et le portai à mes oreilles. Mais je ne dis rien.
“...
-Bill?
-...
-BILL!!!!
-...
-Putain... il est mort... BILL!!! TU M'ENTENDS?? T'ES MORT!!!”
Et il raccrocha. Mon frère raccrocha. Non pas j'eusse soudainement l'envie de dire quelque chose, mais il raccrocha. Je ne relate simplement qu'un fait...
Pourquoi ne pas avoir parlé? La honte avait calé ma langue contre mon palet. Même si je n'avais pas eu envie de parler, je l'aurais fais. J'avais sentis l'inquiétude dans sa voix. Mais la honte de m'être enfuis comme un gamin lâche et terriblement puéril m'en avait tout bonnement empêché.
Je restais assis dans la même position et au même endroit encore une bonne heure et demie. La pluie avait peu à peu cesser. Mes larmes de couler également. Mais le froid était toujours de mise. Mes paupières devinrent de plus en plus lourdes à supporter... Mais des phares m'aveuglèrent brusquement, me “réveillant” de ce fait.
Dans un affreux crissement de pneus, le véhicule s'arrêta à ma hauteur. Je m'en serais douté...
Pourquoi ne pas avoir parlé? La honte avait calé ma langue contre mon palet. Même si je n'avais pas eu envie de parler, je l'aurais fais. J'avais sentis l'inquiétude dans sa voix. Mais la honte de m'être enfuis comme un gamin lâche et terriblement puéril m'en avait tout bonnement empêché.
Je restais assis dans la même position et au même endroit encore une bonne heure et demie. La pluie avait peu à peu cesser. Mes larmes de couler également. Mais le froid était toujours de mise. Mes paupières devinrent de plus en plus lourdes à supporter... Mais des phares m'aveuglèrent brusquement, me “réveillant” de ce fait.
Dans un affreux crissement de pneus, le véhicule s'arrêta à ma hauteur. Je m'en serais douté...
La portière côté passagé s'ouvris et une voix rugis “MONTE!”
Je ne me fis pas prier. J'entrais. Il faisait chaud. Il faisait bon. Tom conduisait. Lui et notre bassiste étaient les deux uniques possesseurs de permis de conduire du groupe.
Nous étions tous les deux.
Je ne me fis pas prier. J'entrais. Il faisait chaud. Il faisait bon. Tom conduisait. Lui et notre bassiste étaient les deux uniques possesseurs de permis de conduire du groupe.
Nous étions tous les deux.
Le trajet se fit sous un silence à glacer le sang.
Son visage était crispé. Fermé. J'avais mal de le voir ainsi. Mal de lui en causer. Mal de lui faire vivre ça. Mal.
Sans que l'un de nous n'ait dit quoi que se soit, il finit par s'arrêter sur le parking d'une station service, toujours au bord de cette même autoroute qui menait à Prague.
Il sortit. Claqua la porte si violemment que je fus persuadé que la voiture avait était secoué. Je le vis donner un coup de pied dans un caillou, puis il se retourna et me fusilla du regard à traver le part-brise. Mon sang ne fit qu'un tour par mon coeur. Je l'avais pressentis...
Il s'avança d'un pas ferme vers moi, ouvris la porte et me tira par le col de ma veste pour m'extirper du véhicule. Une vague de froid m'envahis trop soudainement et me coupa le souffle l'espace d'un instant.
Sans que l'un de nous n'ait dit quoi que se soit, il finit par s'arrêter sur le parking d'une station service, toujours au bord de cette même autoroute qui menait à Prague.
Il sortit. Claqua la porte si violemment que je fus persuadé que la voiture avait était secoué. Je le vis donner un coup de pied dans un caillou, puis il se retourna et me fusilla du regard à traver le part-brise. Mon sang ne fit qu'un tour par mon coeur. Je l'avais pressentis...
Il s'avança d'un pas ferme vers moi, ouvris la porte et me tira par le col de ma veste pour m'extirper du véhicule. Une vague de froid m'envahis trop soudainement et me coupa le souffle l'espace d'un instant.
Ses yeux jetaient des flammes.
Il me tenait toujours par le col. Mais plus pour longtemps. Mon dos fus alors brutalement jeté contre la portière qu'il venait de refermer et je grimaçai sous la douleur. Chose qui ne semblait pas l'attendrir le moins du monde.
“QU'EST-CE QUE T'AS DANS LE CRANE, PAUVRE CON????”
Il hurlait et me secouait en même temps très violemment. Mais je ne disais rien. Je n'avais rien n'a dire. Mon comportement avait été excessif. J'étais certainement trop impulsif. Et je savais qu'à sa place j'aurais réagis de la même manière. Je n'avais rien pour me défendre.
Je n'étais pas à défendre.
On resta ainsi, à se regarder dans le blanc des yeux durant quelques instants. Ses yeux reflétaient une peine tellement grande que j'aurais pu m'y noyer, bon nageur ou non.
Je m'apprêtai finalement à dire quelque chose. Ne serait-ce qu'un banal “désolé...”, mais il me devanca. Sa rage ne s'était entre-temps nullement calmée.
Il me tenait toujours par le col de sa ma veste et me cogna une nouvelle fois contre la voiture. Cette fois-ci, le coup fut tellement brutale que je ne pu m'empêcher de lâcher un cri de douleur. Ses yeux s'écarquillèrent et il me lâcha. Je me laissai tomber sur le sol, tordu par la douleur.
Il s'agenouilla précipitament à mes côtés et me pris dans ses bras. Il me serra tellement fort qu'il me fit presque encore plus mal qu'en me brisant le dos. Ma pauvre colonne vertébrale...
Je m'apprêtai finalement à dire quelque chose. Ne serait-ce qu'un banal “désolé...”, mais il me devanca. Sa rage ne s'était entre-temps nullement calmée.
Il me tenait toujours par le col de sa ma veste et me cogna une nouvelle fois contre la voiture. Cette fois-ci, le coup fut tellement brutale que je ne pu m'empêcher de lâcher un cri de douleur. Ses yeux s'écarquillèrent et il me lâcha. Je me laissai tomber sur le sol, tordu par la douleur.
Il s'agenouilla précipitament à mes côtés et me pris dans ses bras. Il me serra tellement fort qu'il me fit presque encore plus mal qu'en me brisant le dos. Ma pauvre colonne vertébrale...
“Putain, Bill! J'suis désolé! Excuse-moi!! J'voulais pas! J'étais mort de trouille! ... Pardonne-moi!! S'il-te-plait... Bill!! Putain!! Je t'aime! Je t'aime, petit frère!! S'il-te-plait...”
Je ne savais que répondre. Et les mots me manquèrent d'autant plus que je sentis ses larmes couler dans mon cou.
Je resserrais alors son étreinte.
Je resserrais alors son étreinte.
“T'excuse pas, Tom. T'as rien fais...”
Doucement, essuya ses yeux encore humide d'un revers de main et son regard vint se planter dans le mien.
“-Tu m'refais plus jamais ça, okay?
-...
-Bill, promet-le ou j'te plante ici, en pleine République Tchèque!
-J'suis vraiment désolé... Ça m'a juste bouffer toute mon enfance... Tu l'sais... Et il le savait aussi. Alors l'entendre de sa bouche... J'ai pas supporté.
-Je sais. Et il le sait. Il s'en veut, vraiment.
-...
-Bon, on remonte et on rejoins le groupe, d'accord? On a un concert à assurer demain et ça passera pas trop si on s'excuse en disant que notre chanteur à préféré visiter l'autoroute.
-Ça roule, ma poule!”
Il arrangea une petite mèche que le vent avait envoyé sur mon visage et m'embrassa la front avant de m'aider à me relever.
.:.
O.S? Oui.
Un intérêt particulier? Aucun.
Pourquoi l'avoir écrit alors? Simplement pour passer le temps. Une relative inspiration soudaine.
Pourquoi l'avoir publié alors? Sans aucune raison particulière.
Ce qu'il s'est passé dans cette histoire?
Faites travailler votre imagination ;)
[Si vous voulez laisser un avis, envoyez-moi un message ou bien laissez-moi un commentaire sur le blog de ma fic : es-geht-weiter]
Un intérêt particulier? Aucun.
Pourquoi l'avoir écrit alors? Simplement pour passer le temps. Une relative inspiration soudaine.
Pourquoi l'avoir publié alors? Sans aucune raison particulière.
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